Les intervenants, leur rôle

 

Le pilotage municipal

« L’aménagement de l’espace urbain peut être l’occasion de développer la démocratie à l’échelon de la collectivité locale. C’est aux élus de décider d’associer ou non les candidats à un projet d’habitat … Aux attitudes de crainte, voir de rejet de la part des municipalités vis à vis des premiers groupes militant pour l’autogestion du cadre de vie, ont succédé des attitudes de dialogue et une recherche d’insertion des projets participatifs dans la revitalisation de quartiers anciens menacés d’insécurité et de désocialisation, mais aussi dans la création de nouveaux quartiers dont le tissu social est à construire. La revendication autogestionnaire quelque peu agressive de la fin des années soixante a laissé place à une recherche collective d’une nouvelle dynamique citoyenne dans les quartiers. C’est à la municipalité de réunir les futurs partenaires institutionnels, à les choisir en fonction des objectifs qu’elle se fixe, à trouver le terrain, à en assurer la maîtrise foncière et la viabilisation. Bien entendu, la relative nouveauté et la complexité de l’habitat participatif excède les compétences traditionnelles de ses services techniques. Une ou plusieurs études de faisabilité devront être confiées à des équipes externes… »

Dès qu’une opération concerne l’habitat social le soutien municipal est financièrement et techniquement indispensable. A Chambéry le projet du Penney procède d’une volonté politique claire : Le Maire, Francis Ampe souhaitait associer les futurs habitants à la mise en place d’un projet d’habitat participatif, depuis la campagne d’information jusqu’à la co-élaboration du projet architectural avec les architectes , en passant par le travail de programmation. La municipalité a choisi le terrain dont l’urbanisation pouvait avoir le meilleur impact urbain. Le projet du Penney a été la première pierre de la restructuration du faubourg dont elle était un élément de centralité. A la demande d’Habitat-Groupé-Conseil, la municipalité de Chambéry, a créé un groupe de pilotage réunissant tous les partenaires du projet. Il réunissait des représentants de l’association de quartier, des artisans et commerçants du quartier, de l’Office municipal d’HLM et des techniciens, de l’administration départementale ( DDE) ,sans oublier les architectes. Le groupe de pilotage est chargé de suivre le déroulement du projet, d’approuver ou non les choix techniques et d’arbitrer les éventuels conflits entre les habitants et les autres acteurs du projet.

Aux Basses Roches, à Conflans Sainte Honorine, le nouvel adjoint à l’urbanisme est intervenu sans juger utile de réunir un comité de pilotage. La ZAC des Basses Roches a été réalisée sous le contrôle direct d’un adjoint à l’urbanisme qui se voulait « musclé » tout en clamant son irresponsabilité en cas d’échec du projet. Il a, de fait, exercé la maîtrise d’ouvrage du projet en s’appuyant sur ses propres services techniques, son urbaniste et son aménageur. Les changements de cap décidés hors de tout dialogue avec les futurs habitants a multiplié les malentendus entre eux et la municipalité ; Ce qui n’enlève rien à la difficulté réelle qu’a toute collectivité à définir, le plus en amont possible, le cadre général du processus participatif . C’est pour surmonter les difficultés de la mise en place de la maîtrise d’œuvre collective que le pouvoir politique est tenté de confier au pouvoir technique dont il dispose, le soin de démêler les problèmes. Bien entendu l’alliance du pouvoir politique et du pouvoir technique, lorsqu’elle prédomine, conduit rapidement à minimiser le pouvoir des habitants. Mais à l’inverse si la municipalité bute sur des résistances techniques, notamment au niveau des procédures administratives régionales ou nationales, la présence d’un collectif de futurs habitants l’aide à surmonter les blocages institutionnels par la pression qu’elle exerce par sa seule présence sur les services administratifs. D’une façon générale la délégation sans partenariat organisé nuit à la participation. L’existence d’un groupe de pilotage facilite la définition des rôles entre les intervenants associés au projet et permet d’éclaircir les responsabilités de chacun.

La création d’un groupe de pilotage suscite d’autant plus de résistance que chaque intervenant pressent avec inquiétude que le jeu des rapports de force gagnera en visibilité et que le rôle de chacun en sera infléchi et ,le cas échéant, contrarié. Les féodalités locales ont en effet beaucoup à craindre d’une gestion partenariale des décisions même si, pour toute décision importante, le point de vue de la municipalité est théoriquement souverain en dernier ressort. La présence d’un représentant des habitants déstabilise les habitudes et les complicités.

Au départ, nombreux sont les interlocuteurs qui objectent que le groupe de pilotage est prématuré puisque personne n’est encore sûr que le projet aboutisse. Si le projet prend bonne tournure, ce sont les mêmes qui objecteront que le groupe de pilotage est devenu superflu. L’expérience prouve que le groupe de pilotage est le meilleur moyen de lever les obstacles susceptibles de compromettre la bonne fin du projet participatif. Il permet à la ville de contrôler l’avancement et la qualification du projet.

Aux Basses Roches l’adjoint au maire chargé de l’urbanisme décide d’assurer la maîtrise d’ouvrage directe du projet tout considérant que les architectes doivent assumer toutes les responsabilités d’un échec. Une telle posture n’a aucun fondement juridique. Dans le secteur de l’habitat chaque intervenant a ses propres responsabilités. Le seul à avoir une responsabilité globale est le maître d’ouvrage. Or celui-ci n’existait pas aux basses roches. Après avoir solliciter tour à tour les services techniques municipaux puis les organismes prêteurs l’adjoint à l’urbanisme se retournait vers les architectes. Or leur mission ne concerne ni le montage des dossiers financiers des candidats ni la fixation des coûts de construction. Eux-mêmes font appel à des économistes du bâtiment pour évaluer les coûts de construction, sachant qu’en définitive les offres des entreprises peuvent varier du simple au double. C’est au groupe de pilotage de clarifier la répartition des missions et des responsabilités. A Conflans Ste Honorine, un groupe de pilotage aurait donné au projet un cadre institutionnel plus assuré.

L’équipe de programmation participative

C’est la municipalité de Chambéry qui a chargé l’équipe d’Habitat-Groupé-Conseil d’accompagner la participation des habitants ; Elle a financé son intervention. Ce bureau d’études initié par Yves Delagausie se rattachait au Mouvement de l’habitat groupé autogéré (voir chapitre N°3-T1 consacré au MHGA). La municipalité a chargé son Office municipal d’HLM de finaliser le choix des futurs habitants et de réaliser le projet.

Enfin c’est elle qui a choisi les architectes de Coopérim, une équipe qui venait de réaliser un premier projet participatif au Versoud, dans la banlieue grenobloise. Un des architectes de Coopérim a participé à l’animation de l’atelier d’habitants, ce qui a facilité le passage de la programmation à la conception architecturale.

Dès que l’opération excède la taille d’un groupe d’une dizaine de familles, et porte par exemple comme aux Basses Roches ( Conflans Ste Honorine) sur plus d’une centaine de maisons ou comme au Faubourg Montmélian ( Chambéry) sur une cinquantaine de logements, il devient indispensable de faire appel à une équipe d’animation , légère si les architectes y sont associés, plus lourde si le choix des architectes est de n’intervenir qu’à la fin du travail de programmation. Plus le nombre des participants augmente plus l’équipe chargée d’animer l’atelier de programmation, doit être substantielle et s’appuyer sur des compétences extérieures : de préférence celles d’un juriste, d’un écoconseiller et d’un psycho-sociologue. Les animateurs dotés d’une formation et d’une culture architecturale constituent le noyau dur de l’équipe. Leur esprit de synthèse et leur connaissance des questions d’habitat sont indispensables ».

Lorsque le site s’y prête un paysagiste est le bienvenu ; A plus forte raison, selon moi, lorsque le site est dépourvu de tout caractère apparent. A la HAYETTE N°1 une partie des architectes s’est plaint de l’intervention du paysagiste Bernard Lassus ce qui n’a pas facilité une intervention perçue , à l’époque, comme étant d’autant plus inutile qu’elle n’était ni entendue ni comprise.

L’architecte maitre d’œuvre

La population cliente des opérations en participation est une population qui n’aurait normalement jamais eu à travailler avec un architecte, qui en fréquente rarement et qui, pourtant, est porteuse de certaines attentes à son égard, de certaines images aussi, qui ne sont pas à négliger ni pour le montage d’une équipe menant un atelier, ni pour la bonne réussite d’une opération. Ce n’est plus l’artiste que les gens attendent…mais plutôt le détenteur de connaissances technique. A partir de son savoir technique l’architecte contrôle la faisabilité constructive du projet compte tenu du budget imparti. Il est censé apporter de l’information, proposer des solutions existantes, mais aussi recueillir les souhaits des habitants. Il doit à la fois aider à libérer l’imagination et poser des gardes fous aux élucubrations les moins réalistes. Il doit assurer la cohésion du projet et jouer un rôle de coordinateur, montrant et résolvant le cas échéant les contradictions existant entre les demandes des différents membres du groupe. Certains participants veillent à ne pas se faire imposer le dictat de l’architecte tandis que d’autres admettent que l’architecte puisse avoir sa marque personnelle. L’architecte doit se refuser à lui-même le droit de décider, de juger ou d’arbitrer à la place des participants, sans avoir au moins essayé de s’enquérir de leur avis. C’est là d’un sens de l’écoute assez rare chez l’architecte compétent par ailleurs. Au moment de l’appel d’offres auprès des entreprises, les habitants attendent de l’architecte qu’il défende leurs intérêts face à l’entreprise et soit insoupçonnable de toute collusion avec elle. Parfois même, ils voudraient que l’architecte devienne le porte-parole du groupe face aux administrations ou face à l’opérateur lorsqu’il en existe un. On pourrait penser qu’une telle polyvalence est introuvable. Certains parviennent tant bien que mal à tenir ce rôle …une fois dans leur vie professionnelle, rarement deux.

Le rapport de recherche remis en 1985 prend acte de l’importance du rôle de l’architecte dans les projets des groupes d’habitat autogérés dont la bonne fin dépendait en grande partie de lui. Parce qu’ils endossaient le rôle de maître d’ouvrage la plupart du temps sans en maîtriser totalement les différentes compétences, les groupes d’habitat autogéré avaient tendance à reporter sur leur architecte toutes les missions qu’ils avaient des difficultés à assumer seuls. Aujourd’hui des formes nouvelles d’accompagnement des groupes de futurs habitants allègent d’autant l’intervention de l’architecte qui pourra de plus en plus se concentrer sur sa mission véritable qui est de concevoir un projet architectural approprié et de veiller à ce que les entreprises le réalisent dans le respect des délais et des prix contractuels. On sait que dans les projets relevant de la commande publique, les fonctions de programmation et de conception doivent être assurées par deux équipes différentes. Certes on retrouve des architectes dans l’équipe de programmation mais leur rôle est d’animer l’atelier des habitants, pas de concevoir le projet. Pour un architecte engagé dans la maîtrise d’œuvre collective, il n’est pas interdit, bien au contraire, d’alterner les rôles de concepteur et de programmateur selon les projets. Une telle alternance ne peut qu’améliorer les deux types d’intervention. Après avoir été co-animateur des ateliers d’habitants à Chambéry et Orsay , je suis devenu architecte concepteur dans le projet des Longues terres, à Vauréal, un projet que j’avais contribué à mettre en place au début de l’année1985 et auquel il était fait référence dans le rapport final de la recherche. L’expérience de chacun des deux rôles d’animateur et de concepteur est évidemment bénéfique quoique de moins en moins facile dans un monde hyper-spécialisé et hyper-concurrentiel.

Si on compare la problématique des années quatre vingt à celle d’aujourd’hui une des évolutions les plus frappantes est le changement de statut de l’architecte qui est passé de l’omniprésence militante à une intervention professionnelle normale. Certes il existe encore quelques groupes dont l’architecte est également futur habitant du projet. C’est le cas notamment dans les groupes strasbourgeois Ecologis et Greenobyl. Ce dernier est réalisé par trois familles dont celle d’un architecte et celle d’un militant vert. Le projet qui réunit trois triplex dans un même bâtiment en bois habillé de bardage en mélèze a toutes les audaces notamment celle de ne dépenser que 35 kw/heure/m2 et de porter un potager sous serre en guise de toiture . A Montreuil, le groupe TIWAN réalisé à Montreuil en Juin 2008 relève autant de l’ avant-garde professionnelles que de l’habitat : « A l’origine du projet Diwan, né dans les années 2000, il y a la volonté d’architectes et d’artistes montreuillois de concevoir leur propre cadre de vie, en conciliant espace de logement et espace de travail ». Tous ces projets relèvent de situations exceptionnelles et compliquées à la fois où l’architecte est à la fois programmateur, concepteur et habitant. Je doute qu’il s’agisse d’un mode d’exercice démocratisable ailleurs que dans le secteur des professions libérales. Ces projets exceptionnels véhiculent une image de toute puissance selon laquelle l’architecte concepteur est l’alpha et l’oméga de la démarche participative.

Dans les années quatre vingt, l’architecte assurait à lui seul, aux yeux du groupe d’habitants, la bonne fin de la plupart des projets d’habitat groupé autogéré. La raison en était fort simple : il était le seul professionnel à se porter garant de la bonne fin d’achèvement du projet. La collectivité n’était pas encore devenue un partenaire incontournable. Ce qui explique qu’un tiers de notre rapport de recherche ait été, en 1983-84, consacré à l’architecte. J’évoluais, à l’époque, à la fois dans l’enseignement de l’architecture et dans le milieu du syndicalisme professionnel, où il était fortement question de diversifier l’exercice de l’architecture ainsi que les profils de compétence. J’étais personnellement heureux de contribuer à cet effort de diversification en optant pour un profil nouveau, celui d’architecte animateur.

Dans une opération gérée par un office public d’HLM ou une collectivité territoriale, la mission de l’architecte s’est dédoublée selon qu’il intervient au stade de la programmation ou au stade de la conception. Depuis la loi sur l’architecture et la règlementation de la commande publique ces deux missions doivent être attribuées à deux agences différentes. L’architecte qui anime un atelier d’habitant n’est responsable que de la programmation et, à ce titre ne peut se porter candidat à la maîtrise d’oeuvre. L’architecte concepteur du projet architectural, lui, n’est responsable que de la conception du projet et de sa bonne exécution. D’une façon générale la culture démocratique dissuade quiconque de vouloir tout faire et tout seul.

Le maître d’ouvrage

L’exemple de Nantes montre que l’architecte dont la mission de départ est purement technique peut être amené à intervenir à la fois vis à vis de chaque famille mais aussi dans les rapports entre les habitants et les institutions lorsque ceux-ci se tendent. De l’aveu même de leurs dirigeants, les personnels des opérateurs HLM ne sont pas formés au dialogue avec les habitants. Comme les groupes autogérés, Ils avaient donc tendance, jusque dans les années quatre vingt dix à reporter sur l’architecte l’ensemble du processus de participation et de ses incidences, tout en gardant le pouvoir de décision en dernier ressort.

L’expérience de la participation des locataires nantais lors de la réhabilitation de leur cité montre sous quels prétextes la demande réitérée en micro-équipements a été évacuée en dernier ressort alors qu’elle était acceptée pendant toute la période « participative ». Selon V.Kalouguine « Les procédures pédagogiques ainsi que les incidences juridiques, économiques et sociales d’une approche collective inquiètent les personnels administratifs réticents à l’idée de sortir des normes et des pratiques instituées, réticents également à tout simplement sortir de leur bureau pour rencontrer leur « clientèle » sur le terrain ».

Dans les années quatre vingt les opérateurs sociaux étaient tentés d’utiliser l’animateur ou l’architecte comme médiateur social polyvalent de la même façon dont les groupes d’habitat autogéré attendaient de leurs architectes qu’ils répondent à toutes leurs interrogations et contribuent à la résolution de toutes les difficultés rencontrées. J’ai souvenir d’avoir été invité à rejoindre une équipe de programmateurs qui a été écartée d’un appel d’offre faute de proposer des modes de lutte contre un réseau de dealer dans un quartier résidentiel parisien sensible qui devait être réhabilité…

A Nantes il fallait bien que le bailleur social consulte ses habitants avant que les entreprises ne fassent irruption à leur domicile. Néanmoins force est de constater la résistance des maîtres d’ouvrage traditionnels à toute participation de leur « clientèle » à la conception et à la gestion de ce qu’ils considèrent comme étant leur domaine réservé. C’est la décision municipale qui à Chambéry, Yzeure, Orsay les a amenés à franchir le pas de la participation dans le montage d’un projet. La première mission du maître d’ouvrage est d’assumer la gestion financière et institutionnelle du projet. Appliquée à la maîtrise d’œuvre collective cette mission consiste à contrôler la validité des candidatures et la faisabilité financière du programme.

Quelques rares Office municipal d’HLM ont eu le courage de s’impliquer dans des projets participatifs innovants à la réussite desquels ils ont fortement contribué. C’est le cas de l’opérateur du Village Vertical à Villeurbanne. C’était, hier, le cas dans le projet de 39 maisons de ville aux Longues terres mené à bien par la coopérative de la Chaumière d’Ile de France émanant du syndicat de l’Imprimerie Nationale et la société d’HLM du Logis Social du Val d’Oise. La concertation entre des deux maîtres d’ouvrage a permis, en 1984-87 de réaliser un projet mixte de 25 logements en location et de 14 logements en accession à la propriété. S’ils n’ont pas récidivé dans le Val d’Oise, c’est parce que la participation ne faisait partie d’aucun autre projet municipal que celui du Maire Joseph Wattelier. Isabelle Massin, alors Maire de Cergy a coupé court à une proposition de son adjoint à l’urbanisme et de moi-même qui consistait à mettre en place un projet d’habitat multi-ethnique avec de futurs habitants dans un quartier en cours de construction autour de la dernière gare de R.E.R, là où nous savions qu’allait débarquer une population cosmopolite composée notamment de maliens, de nord-africains, et d’asiatiques en quête de logement. Un opérateur était partant : le Logis Social du Val d’Oise. Une journée après en avoir été informé, la maire a pris le téléphone pour m’intimer l’ordre de renoncer à ce projet avant même qu’il ait été débattu au conseil municipal. Dommage : Les associations ethniques du quartier Saint Christophe que j’avais contacté au préalable souscrivaient déjà à cette initiative.

Le choix de l’équipe d’architectes maîtres d’œuvre peut se faire en fin de programmation. Une période de passage de relais est à prévoir. Plus les architectes seront choisis en amont et plus l’équipe d’animation jouera son rôle de médiation entre les professionnels et les habitants. Plus la plage de recouvrement entre les deux phases de programmation et de conception s’étend dans le temps, plus le bon déroulement du processus participatif est assuré. Par contre le fait de confier directement l’animation de l’atelier aux seuls architectes maîtres d’œuvre assujettissent les habitants au bon vouloir des concepteurs qui auront beau jeu de justifier leur main mise par des arguments économiques et constructifs dont ils sont les « spécialistes ». Le rôle de l’équipe de programmation collective consiste à plaider la cause des habitants auprès des concepteurs. Le fait que l’équipe d’animation de l’atelier des habitants intègre un ou plusieurs architectes lui permet de faire contre poids aux affirmations et parfois aux intimidations des concepteurs. Si l’équipe des concepteurs est connue avant l’ouverture de l’atelier des habitants, le groupe de pilotage peut vouloir l’associer à l’ étude de faisabilité qui devrait précéder la fois la campagne d’information ,puis au suivi de la programmation collective. Dans la ZAC des Basses terres à Vauréal l’aménageur, l’E.P.A., a demandé à un de ses architectes et urbanistes d’élaborer un schéma directeur du terrain fixant des contraintes et des plages de liberté. 

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