L’âge d’or de l’habitat participatif

 

LA MAISON DES BABAYAGAS (MONTREUIL)

Avec l’explosion de l’autopromotion, un thème nouveau est apparu, celui de la présence des personnes âgées dans des groupes qui se veulent multigénérationnels. La plupart des groupes autogérés des années quatre vingt sont devenus multigénérationnels sans le vouloir mais du seul fait qu’un certain nombre de familles ont dû quitter leur groupe pour des raisons diverses, changement de lieu de travail, départs à la retraite ou divorces. Elles ont été remplacées par des familles de la génération suivante tandis que les fondateurs du groupe sont devenus grands parents et retraités. Les enfants des nouveaux couples arrivés dans le groupe ont l’âge de leurs petits enfants.

L’expérience des babayagas installées à Montreuil en Février 2013 vient contredire elle aussi ce slogan de la mixité multigénérationnelle. Depuis 1995, Thérèse Clerc, 86 ans en 2013, mère de quatre enfants, séparée de son mari, porte le projet de regrouper dans un même immeuble des femmes âgées vivant seules après la disparition de leur conjoint. Ce projet n’intéressait personne jusqu’en 2003, date de la canicule dont 15 000 personnes âgées ont été victimes ( Décés de18 880 personnes âgées en France  ; 700 000 en Europe) . A la suite de cet été fatal un journaliste du monde a publié un article d’un tiers de page sur le sujet. Thérèse se rappelle d’un changement brusque d’attitude : « Les politiques ont alors appris à réfléchir avant de nous tenir des propos désagréables. Moi j’ai appris à détecter les propos d’enfumage. Du jour au lendemain, les portes se sont ouvertes ».

Le message de Thérèse Clerc n’a pas varié : « Pour les gens vieillir c’est tomber malade et coûter cher à la société. Pour moi la vieillesse est le plus bel âge de la vie ; Il faut faire de ses dernières années le moment de la plus grande liberté de penser et d’action ».

A son arrivée à la mairie de Montreuil Dominique Voynet a proposé aux Babayagas un terrain en cœur d’îlot, rue de la convention, à deux pas de la place Jean Jaurès et de la Mairie, pour y construire une vingtaine de logements destinés aux femmes de plus de soixante ans. Chacune d’entre elles occupera un studio de 25 à 45 m2 selon ses moyens. Le loyer moyen est de 300 € + 120€ de charges, soit de 420€ en tout. Pour le moment il ne s’agit que de provisions, fait remarquer le bailleur. Il laisse entendre que les loyers réels seront probablement revus à la baisse. Quatre studios accueilleront des étudiants. Il avait été envisagé de loger une infirmière qui exerce dans le quartier mais habite dans une lointaine banlieue. Cela n’a pas été possible.

Les résidents disposeront de deux salles à usage collectif, soit un total de 100 m2 en rez-de-chaussée de l’immeuble. Pour Thérèse et les babayagas le plus important est d’initier des activités collectives ouvertes aux habitants du quartier. Elles veulent y fonder une université du savoir-vieillir ouverte à tous les créatifs de la ville de Montreuil dont la population dépasse les 100 000 habitants et qui abrite 1 500 associations et 6 000 artistes. En 2011 elle avait trouvé des crédits pour installer un centre de bien être en sous sol. Une Caisse d’Epargne lui offrait l’installation de 30 spas. « Le grand âge est celui du rêve. Nous allons cultiver le bonheur. Nous voulons augmenter le produit intérieur brut de bonheur. Je ne crois pas que la vieillesse soit un naufrage. Nous voulons participer à la vie sociale de la ville. Nous allons travailler au changement de l’image que les citadins ont des vieux ».

Les femmes qui s’étaient battues pour vivre dans un même immeuble, n’ont pas accepté cette nouvelle idée de partager leur intimité avec des femmes du quartier. De vingt personnes, le groupe s’est réduit à quatre. En début 2013 il a fallu former un nouveau groupe de candidats au logement. Thérèse Clerc, la mort dans l’âme, a abandonné l’idée des bains collectifs. Le sous-sol qui devait les accueillir a été gommé des plans. Dominique Voynet souligne le fait qu’une discussion programmatique qui dure dix ans ne peut être exempte de frictions. Le groupe se construit autour des questions qu’il se pose et du projet qu’il définit.

Le concept d’un habitat réservé aux femmes de plus de 60 ans a suscité des débats agités, d’abord dans le Conseil Municipal, ensuite dans l’administration du logement social. Ce projet va à l’encontre du principe de mixité qui fait loi aujourd’hui. Thérèse s’explique : « Nous ne voulions pas continuer, au moment de la retraite, à porter les hommes, laver leur linge, préparer les repas, ni à être à leur disposition. Notre projet est un appel à l’autonomie des hommes autant que des femmes. Nous ne sommes pas des nones ; Nous avons le droit de recevoir nos copains…et aussi nos copines. Les hommes seront bienvenus dans notre université populaire ». Dominique Voynet poursuit : «  Les statistiques montrent que la population des femmes célibataires constitue un pourcentage très important de la population des retraités. Or rien n’est fait pour elles hors des équipements classiques qui ne laissent guère d’autonomie à leurs résidentes, pas plus qu’à leurs résidents. Le projet des babayagas a pris l’option femmes ; D’autres groupes prendront d’autres options ; Le débat doit rester ouvert ».

J.P.Bléry pointe les difficultés administratives qu’il a rencontrées. A la demande de la mairie, Jean Paul Bléry, le Directeur de la société d’HLM travaille sur le projet depuis 2008. Il s’est donné pour objectif de passer du rêve à la réalité. Ce projet innovant ne correspondait à aucune des catégories de financement instituées. Il ne s’agit ni d’une maison de retraite, ni d’un foyer. Pour financer le projet, l’Office d’HLM de Montreuil a mobilisé neuf partenaires : L’Etat, la Caisse des Dépôts et Consignations, la ville, la Région d’Ile de France, le Conseil Général, l’Ademe, Le 1% Logeco, la Caisse de retraite Reunico et l’Office d’HLM.

Autre difficulté : choisir un groupe de résidents en dehors des règles d’attribution du logement social. Chaque candidate a été invitée à constituer deux dossiers : l’un concerne les revenus qui doivent être compatibles avec la location à caractère social ; l’autre témoigne d’un engagement militant dans la vie associative ou dans l’action sociale bénévole. A Montreuil, la ville a une liste de 6000 demandes de logement social. Certains montreuillois ont accusé les promoteurs du projet de voler le logement aux candidats inscrits sur la liste. Ces disputes sont déplorables. Il faut souhaiter que la prochaine loi cadre en préparation attribue un pourcentage de logements neufs, si faible soit-il, à l’habitat participatif pour mettre fin aux polémiques qui opposent les gens au lieu de les réunir. Le Directeur de l’Office d’HLM conclut son intervention du 28 Février 2013 par une profession de foi : « Innover ce n’est pas créer une situation d’exception. L’innovation ne doit pas rester unique. Elle consiste à ouvrir de nouvelles voies que d’autres auront envie d’emprunter à leur tour ». Du seul point de vue de l’habitat participatif on peut regretter une personnalisation des studios limitées à deux paramètres : celle d’interposer ou non une cloison entre l’espace du séjour et celui du lit et celle de faire varier la surface de chaque logement en fonction des moyens financiers de sa résidente. Les résidents n’ont pas eu le droit de choisir leurs voisins, ce qui, à mes yeux constitue un retour en arrière par rapport aux expériences d’habitat participatif des années quatre vingt. L’Office d’HLM a refusé aux résidentes habitant de plain pied avec un toit vert la possibilité d’y accéder. Il a été choisi de supprimer tous les balcons plutôt que d’en réaliser quelques uns pour les personnes qui y tenaient. Personne n’a eu le choix de l’implantation de son appartement dans l’immeuble et donc de son voisinage. On peut objecter que le fait que tous les séjours aient pu être orientés au Sud est en soi un bel exploit dans un contexte urbain contraint. Pire : Le maître d’ouvrage a loué les locaux communs à environ 2000 € par mois aux résidentes qui sont tous des gens modestes ayant droit au logement locatif social. La municipalité a dû allée au secours des locataires en leur attribuant une subvention couvrant la location des espaces collectifs résidentiels. Elle se réserve un droit d’usage ponctuel.

Selon Thérèse Clerc« Il est bien de vivre vieux, il est mieux de vivre bien ». L’installation des locataires et l’inauguration ont eu lieu le 28 Février 2013. Dans son discours en mairie, Dominique Voynet désigne Thérèse du doigt et prend la salle à témoin : «  Comme toute sorcière elle sait séduire, entrainer, convaincre, comme une sorcière elle est épuisante, inquiétante, exaspérante. Cette femme hors du commun a consacré sa vie à la défense du droit des femmes. Sans elle ce projet n’aurait pas existé : Ce projet est tout à la fois une initiative écologique, autogestionnaire, citoyenne, féministe, laïque et solidaire ».

Le regroupement multigénérationnel

Au nom du modèle du groupe multigénérationnel , faudrait-il blâmer le groupe des babayagas  composé uniquement de femmes âgées ? Que l’on veuille laisser une place à des personnes âgées au même titre qu’à des mères célibataires ou à de jeunes travailleurs, est tout à fait louable à condition que la taille du groupe d’autopromotion s’y prête. Dans un petit groupe l’intégration des âges est souhaitable, à condition toutefois, c’est du moins mon avis, de ne pas sacrifier la convivialité à la recherche d’un ratio pré-établi. J’ai personnellement vécu les limites de l’exercice dans un groupe de très petite taille. L‘objectif de se regrouper à deux sous-groupes de trois familles chacun, l’un réunissant de jeunes couples, l’autre des retraités, ne se décrète pas sans risque : Entre un jeune ménage d’infirmier de trente cinq ans en primo-accession et un couple d’enseignants retraités de 65 ans finançant la construction de son nouveau logement avec la revente de l’ancien, le dialogue est difficile. Tout diffère : Le mode de financement tout autant que l’expérience professionnelle et familiale. Si les membres du groupe en formation ne se connaissent pas au départ, l’échange convenu dérape vite : Au moment de financer le projet, un des jeunes couples sollicite un couple d’anciens pour un dépannage financier. C’est trop vite oublier que des grands parents sont amenés à aider en priorité leurs enfants et petits enfants. Un autre suggère que le local commun soit payé par les anciens et auto-construit par les plus jeunes. Avec cet état d’esprit, l’’échange de service sensé favoriser un lien de voisinage risque vite de se transformer en lien de dépendance. Un contrat programmé d’échange de services pourra être instrumentalisé en obligations qui ne sont pas nécessairement amicales. Ainsi les plus âgés seront tenus de garder les enfants des plus jeunes, étant entendu que les plus jeunes, un jour ou l’autre, aideront les plus âgés à vieillir à domicile. De l’autogestion on verse dans le volontariat, voir dans l’œuvre charitable tacitement contractuelle. Du seul point de vue idéologique le deal peut séduire. il attirera plus particulièrement les personnes âgées et les parents célibataires pour qui la lutte contre la solitude prime ; Le Ministère de la santé peut voir dans ce projet d’échange de service un moyen économique de gérer le grand âge. L’argumentation politiquement correcte n’est pas nécessairement gérable. Les anciens ont eux aussi des enfants et des petits enfants. Les plus jeunes ont également des parents. Lorsqu’il s’agit-il de pallier à l’absence des uns ou des autres, des uns et des autres, le regroupement multi-générationnel se justifie. Systématisé il tombe dans l’obligation morale. Plus la taille de l’habitat participatif est importante et plus les relations entre les âges redeviennent naturelles  parce que proches de la démographie environnante ; Ce devrait être le cas du projet Regain, à Angers, où les retraités ne constitueraient qu’un tiers des habitants d’un immeubles accueillant plus de vingt foyers. La cohabitation de groupes sociaux différents par l’âge ou les revenus est d’autant plus sereine que chacun des sous groupes informel garde la liberté de son propre mode de fonctionnement tout en partageant la gestion collective d’un même groupe de logements. C’est le cas du Village Vertical où les groupes d’accédants et de locataires ont, chacun, leur indépendance et ne coopérerons que ponctuellement selon la nature de l’activité envisagée. Par ailleurs les groupes d’habitat autogéré créés dans les années quatre vingt sont devenus des groupes intergénérationnels de fait. De jeunes couples sont venus remplacer les départs d’un certain nombre d’anciens. Une nouvelle formule de promotion immobilière se développe qui consiste à construire côte à côte des immeubles pour les séniors et des logements pour de jeunes couples. « …Les grands-parents habitent la résidence sénior et les enfants ou petits enfants logent à proximité. Proches tout en restant indépendants ».

Le bon voisinage à l’épreuve de la durée

Au moment de leur formation les groupes de candidats à l’habitat participatif ont tendance à se croire éternels. Lors des rencontres de Grenoble de 2012, la gestion dans le temps est abordée sur le seul plan des modalités de revente du logement hors du marché et de la spéculation. Si la charte adoptée à l’origine du groupe peut contribuer à réguler le choix des remplaçants en cas de départ d’une famille, elle n’avait jusqu’à présent, aune valeur juridique. Le groupe n’a aucun moyen opposable au tiers, à toute intrusion qui lui paraîtrait menacer le bon esprit de voisinage. Les nouveaux venus peuvent séduire un jour et rapidement décevoir. La signature d’une charte est la seule garantie possible. Elle ne peut avoir une valeur juridique qu’à partir du moment où la loi lui donnera une valeur contractuelle. L’expérience de la durée est vécue différemment d’un groupe à l’autre. Au Penney le repas pris en commun pour célébrer le dixième anniversaire de l’îlot du Penney a marqué la fin d’une période de vie de voisinage particulièrement appréciée et partagée. Par la suite les relations de voisinage se sont distendues au fur et à mesure des départs de locataires. L’Office d’HLM a occupé certains locaux résidentiels pour y installer des équipements ou y entreposer du matériel. La grande salle polyvalente a été attribuée à une association familiale confessionnelle. La population du Faubourg Montmélian est devenue plus cosmopolite. Un habitat réservé aux anciens repris de justice a été construit à proximité du projet. Des lycéens qui profitent du jardin du Penney pour piqueniquer y abandonnent leurs cannettes de bière et leurs papiers gras. Les habitants de l’îlot du Penney ne se sentent plus chez eux. L’anonymat a pris le dessus. A l’inverse, dans le groupe des naïfs, aux Béalières la salle polyvalente et la salle de jeux pour les enfants sont toujours en usage. La taille du groupe, son implantation dans un contexte privilégié, l’existence d’un règlement explicite signé par tout nouveau locataire, la compacité de l’immeuble et son implantation individualisée dans un cadre idyllique ont permis à ses habitants de perpétuer la vie de voisinage recherchée à l’origine. Bien d’autres paramètres sont imprévisibles et difficilement contrôlables. « Avec le temps, tout s’en va » et tout renaît. Je me souviens de la remarque d’une étudiante qui s’était impliquée un moment dans la vie du MHGA : « A partir du moment où j’ai compris que, dans un groupe, mieux valait s’engager à ne pas divorcer, j’ai laissé tomber ». L’expérience prouve que sur une durée de trente ans, approximativement 15% à 20% des couples d’origine ont divorcé sans pour autant que les deux conjoints aient été amenés à quitter leur groupe. Plus de trente ans après sa construction l’opération de la Hayette est encore habitée par quatre familles sur les 9 familles de départ. Une première vague d’arrivants a relancer la vie de voisinage et rajeuni le groupe. Plus récemment Il a suffi d’un nouvel arrivant pour qu’une première clôture apparaisse avec les premiers conflits frontaliers : En 1980, nous avions négligé de commander un relevé de géomètre des parcelles privatives. Le groupe d’origine était trop optimiste pour anticiper le retour de la normalité.

  LA MAISON DE RETRAITE D’OLONNES SUR MER0

En Juin 1991 la ville d’Olonne sur mer lance un concours pour la réalisation d’une maison retraite de 80 lits. Le terme de « lits » donne froid dans le dos mais l’auteur du programme recommande d’éviter les volumes architecturaux massifs et préconise un cadre de vie inséré dans son environnement villageois. Seulement une vingtaine de « lits » sont médicalisés. Le cabinet médical intégré reste relativement modeste avec160 m2 de surface alors que l’hébergement totalise 3400m2. Soixante chambres d’une surface de 30 m2 sont véritablement assimilables à un studio doté d’un espace séjour-cuisine, d’un coin lit et d’une salle de bain. Les vingt chambres médicalisées n’ont que 20 m2 chacune. Je persuade Lucien Kroll de faire le concours. Il avait dû renoncer à un projet Sépia à Valenciennes où le terrain proposé par la ville s’était avéré inconstructible. Je sortais de l’étude de la MRM de Cusset et je pensais reprendre des croquis d’esquisse qui n’avaient pas été retenus par mes collègues. Avec Lucien nous partagions l’objectif de concevoir un ensemble villageois plutôt qu’un édifice institutionnel. Dès juillet 1991nous échangeons nos esquisses. Mes trois esquisses découlent directement du travail fait à Cusset. Lucien préfère prendre un parti plus radical. Il neutralise les surfaces des équipements tels que l’administration, la restauration et le cabinet médical. Il disperse des services dans des volumes regroupant de six à huit chambres. Là où j’avais imaginé un réseau de passages, il ne garde qu’un seul axe de circulation très vitré, perpendiculaire aux linéaires de bâtiments qu’il traverse parallèlement à la rue de la Fontaine limitrophe au Nord du terrain. Ces linéaires partent vers le sud pour aller vers les jardins. Dans l’esprit de Lucien pas de parking, mais une bande de stationnement le long de la rue existante prolongée par une voie faisant le tour de l’opération. Dans mes esquisses le parking était traité en mail planté formant belvédère en bout de rue. J’avais tourné l’administration et le hall d’accueil vers le village à l’Est. Lucien prévoit de densifier les bâtiments résidentiels au plus près de la rue qui dessert les différentes composantes du programme. Le projet commence au Sud par une architecture de béguinage où chaque retraité seul ou en couple peut recevoir en toute indépendance ; Puis il se médicalise progressivement vers le nord là où sont disposés les principaux équipements tels que la restauration, la grande salle polyvalente, l’accueil… face à la rue de la Fontaine. Simone Kroll excelle dans l’art des jardins. Je me sens vite de trop. Je travaille à Paris, loin de Bruxelles. Une fois le projet retenu par le jury, en octobre 1999, le chef de l’agence belge me demande de quitter le projet qui ne pouvait être mené dans deux endroits aussi éloignés l’un de l’autre. A la déception du moment succède, quelques années après, mon admiration lorsque je retourne quelques années après sur le site. Dans le hall d’entrée, je bavarde avec une retraitée résidente depuis l’ouverture de la maison: « J’ai travaillé toute ma vie dans les marais salants ; Aujourd’hui je suis choyée comme une petite reine. Je n’ai plus rien à faire excepté contempler mes marais salants et discuter avec les autres résidents ». Elle était ravie de n’avoir plus à participer à quoique ce soit d’autre qu’à d’aimables conversations.

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