Mieux vivre au quotidien

En milieu d’année 1992 le Ministre délégué au logement et au cadre de vie, Marie-Noëlle Lienemann, lance un appel à projets destiné à aider les actions de revalorisation du cadre de vie et de convivialité dans les cités (Hors Développement social des quartiers) et les quartiers. Il s’agit d’améliorer la qualité de vie quotidienne, notamment par l’amélioration des espaces publics et l’organisation de services de proximité. Les projets doivent engager les organismes gestionnaires du cadre de vie et les prestataires de services urbains. « La qualité de la vie quotidienne offerte par la ville, un quartier, une cité, repose sur la qualité du cadre de vie matériel qui s’y rapporte, les services qui y sont rattachés, et la vie sociale qui met en relation les habitants. L’efficacité des réponses qui peuvent être apportées suppose la mobilisation de tous les acteurs intéressés et, en particulier, la participation des habitants aux choix qui les concernent. Se sentir chez soi, c’est pouvoir intervenir dans l’organisation de son cadre de vie et prendre part à la gestion de sa vie quotidienne ».

Je saute sur l’occasion, avec l’accord du SIVU et de la Mairie, pour déposer un dossier avant le 5 Juillet, date butoir. La ville avait commandé une étude sur « La résorption de l’habitat insalubre, au faubourg Marcel » Un document provisoire est disponible à la mairie, au moment de l’appel à projet du Ministère délégué au logement et au cadre de vie. L’îlot devant faire l’objet d’une Réhabilitation de l’Habitat Insalubre englobe la place des Serves. L’îlot est délimité par la rivière de la Bienne et la rue du faubourg Marcel. Il couvre un demi hectare. L’opération RHI a deux objectifs : stopper le processus de paupérisation du faubourg Marcel (les activités et la fonction résidentielle se sont peu à peu repliées dans la ville haute ) et y implanter une unité de vie « à caractère social permettant aux personnes âgées en perte d’autonomie de vieillir et de mourir en conservant leurs racines dans un milieu familier, amical et sécurisant ». Le dossier de candidature de la ville de Saint Claude s’achève sur la présentation du projet que je viens de dessiner. Victoire: Le dossier est subventionné par le Ministère.

C’était sans compter la visite technique de l’inspecteur de la DDAS qui souligne la dangerosité des crues et la vétusté des immeubles. Le conseil Départemental d’Hygiène déclare, le 2 Juillet 1992 l’insalubrité irrémédiable des immeubles, prescrit l’interdiction d’y habiter et leur démolition dans un délai de 2 ans. Le Préfet par décision du 28 Janvier 1993 confirme par arrêté « l’insalubrité irrémédiable » du secteur anciennement RHI. Certes il fallait tout démolir. Mais s’agissant de construire des bâtiments neufs, j’avais placé le niveau du rez de chaussée à 50 cm au dessus de la crue maximale connue à ce jour. La démolition du secteur RHI ne faisait aucunement obstacle à l’édification du nouveau projet ; Au contraire elle dégageait le terrain avant sa construction. Je retrouve un courrier de la Direction Départementale de l’Equipement datant de Septembre 1994 et tenant lieu de compte rendu de la réunion du décembre 1993 au cours de la quelle le SIVU et la DDE demandaient qu’avant sa construction, le projet fasse l’objet d’ultimes et légères modifications du projet. En Septembre 1993 la presse locale relate la visite du Président de Région au cours de laquelle la construction de trois unités de vie à Saint Claude, est officialisée. A la fin de l’année 1993 le chantier peut commencer. Alors pourquoi, par qui et quand a-t-il été abandonné ? Quinze ans plus tard je suis bien incapable de répondre à cette question. Je me souviens vaguement d’une contestation diffuse en provenance des médecins du centre hospitalier à l’autre bout du faubourg Marcel. Si l’on en croit la rumeur, certaines personnes de la DDAS voyaient d’un mauvais œil l’arrivée d’une petite structure susceptible de faire concurrence au centre hospitalier voisin, tant au niveau fonctionnel qu’au niveau financier. Richard Quetel quitte le SIVU sans laisser d’adresse ni de message. Au moment de mettre en chantier la septième et dernière unité de vie, le groupe de pilotage du projet se serait-il aperçu que la caisse était vide ? Allez savoir : Les mauvaises nouvelles ne laissent généralement aucune trace écrite.

Le schéma directeur d’aménagement du faubourg St Marcel

La ville continuait à afficher son intention de revaloriser le Faubourg. Au printemps 1996, il m’est donc demandé d’élaborer un Schéma Directeur d’Aménagement des espaces publics. En Juin je préconise sept espaces d’intervention. La place des Serves ainsi que l’espace libre dégagé par la démolition des anciens immeubles, sont déjà envahis par les voitures. La Mairie attend de moi la rationalisation du stationnement automobile. Les rares commerçants survivant dans le faubourg réclament plus de parkings. La grande rue de la ville haute est embouteillée matin et soir. Ne pourrait-on pas inciter les gens à déposer leur véhicule dans le faubourg d’en bas, d’où ils pourraient monter, à pied, dans le centre ville ? Dès que cela est possible j’insère trois,six voir douze places de stationnements de façon à éviter des ensembles massifs. Je préconise huit espaces d’intervention. La Ville donnera la priorité aux quatre premiers. Mais de là à passer à l’acte…

Espace N°1 : La passerelle

Depuis déjà plusieurs années, la Mairie souhaite réaliser une passerelle au dessus de la Bienne, à une centaine de mètres après le confluent avec le Tacon. L’objectif est de désenclaver la cité des miroirs, une petite cité de 300 habitants construite dans les années soixante sur la rive droite de la Bienne, sur un versant peu accessible. La passerelle permettra aux habitants des miroirs d’accéder facilement au Faubourg Marcel, à ses commerces et à la place des Serves, de l’autre coté de la rivière. Cette passerelle partirait d’une placette aménagée sur la rive droite de la Bienne pour aboutir aux abords d’un bief qui traverse le faubourg avant de se jeter dans la Bienne.

Le 5 Mai 1997 je remets une première esquisse de projet de passerelle. En Juin plusieurs réunions se suivent en mairie. Depuis l’abandon de l’unité de vie, le centre de gravité du faubourg Marcel s’est déplacé plus au Nord, autour de la placette qui, partant de la rue du faubourg Marcel devrait mener à la passerelle en direction de la cité des Miroirs, de l’autre côté de la Bienne. La question se pose donc de savoir quels sont les bâtiments de « L’emboutissage jurassien »,une entreprise fermée depuis des années qu’il importe de sauvegarder et quel pourrait être leur usage. La place du bief pourrait devenir grâce à la création d’une passerelle le carrefour piétonnier où se croiseront les promeneurs des berges et les habitants du haut comme du bas de Saint Claude. Elle tiendrait lieu de parvis à un équipement municipal (halle de marché ou salle des fêtes) installé dans une partie de la friche « Emboutissage jurassien ». On évoque également un projet de logements qui ferait l’articulation entre la placette de la passerelle ou place du bief et la place des Serves. Mais le Foyer Jurassien qui devait être le maître d’ouvrage de l’unité de vie des personnes âgées, échaudé par l’abandon de celle-ci, ne participe plus aux réunions.

Quoiqu’il en soit, la construction d’une passerelle est la première étape de la requalification du faubourg. Le Directeur des services techniques fait référence à un ancien projet de passerelle en béton préfabriqué. J’argumente l’emploi du bois que j’estime plus adapté à une région de forêts. Je ne voulais pas non plus d’une passerelle « dématérialisée » selon la mode High-Tech internationale d’alors, avec ses câbles et ses effets de muscles d’acier tendus vers la prouesse technique que, de toute façon, la ville ne pouvait pas se payer. Je dessine une passerelle toute simple dont les rambardes servent de structure porteuse. Je m’associe à Robert Lourdin, un collègue qui enseigne dans l’école d’architecture de Nanterre et dirige un bureau d’étude réputé être le meilleur spécialiste du bois en France. Il dimensionne le projet et l’évalue au plus économique. Il connaît une entreprise locale capable de réaliser un tel ouvrage à un prix raisonnable. Je prévois un petit belvédère à mi distance des deux rives et j’étudie l’articulation des deux assises en béton avec la passerelle en bois lamellé-collé. Pour éviter que les poutres ne soient d’une hauteur excessive, la passerelle est décomposée en deux segments, respectivement de 18 et 22 mètres, posés sur un pilier central formant plateforme et recevant un troisième segment conduisant à la place des Serves : une sorte de coursive en balcon sur la Bienne. La passerelle devient l’endroit le plus attractif d’un parcours piétonnier, avec vue sur la rivière, la ville et la montagne. Le Directeur des Services techniques lève les bras au ciel à la vue de ce troisième élément dont il redoute le coût et ne voit pas l’intérêt. L’abandon du parcours piétonnier longeant la rivière obligerait à rabattre les promeneurs sur les trottoirs trop étroits de la rue du Faubourg, une rue dont le trafic routier est très intense. Je passe les détails qui permettaient de chiffrer précisément les aménagements envisagés, le projet une fois amputé de son troisième segment, à la demande de la Mairie. Le coût de la passerelle est estimé à 550 000 FTTC  .A titre comparatif, la rénovation des trottoirs de la rue principale du haut de Saint Claude a couté 500 000 F si l’on en croit le compte rendu des dépenses de la ville à cette période. Le coût de la place du Bief conduisant à la passerelle est estimé à 450 000 FTTC. Le montant de la subvention accordée par l’état en vue d’améliorer les conditions de vie dans le faubourg Marcel est de 200 000F.

En fin 1997, à l’approche des élections municipales la ville décide de reporter sine die la construction de la passerelle pour engager des travaux de réfection … de la voirie du faubourg. A Saint Claude on garde les pieds sur le bitume.

Espace N°2 : la promenade des Serves

La ville pour refermer la « blessure » urbaine provoquée par la démolition de l’ex secteur RHI, envisage de construire huit à douze logements entre la place des Serves et l’arrivée de la passerelle. Ce nouveau projet intégrera le café du quartier. J’hésitais entre deux partis : un immeuble en pointe permettait d’étirer la place des Serves jusqu’à la terrasse du café, ou accompagner le parcours piétonnier de la digue provenant de la place des Serves en direction de la passerelle.

Espace N°3 : A l’ouest de la place des Serves la mairie a racheté un ancien hangar industriel qu’elle envisage de réhabiliter en gymnase. Sur les pentes qui délimitent le faubourg à l’Ouest au pied du Mont Chabot, il serait possible de créer une dizaine de jardins familiaux de 150 m2 chacun ainsi que dix sept places de stationnement. Un chemin de randonnée partirait de ces jardins vers le Nord pour rejoindre le chemin dit « des petites étapes » qui monte vers un quartier situé au dessus du faubourg.

Espace N°4 : Le Directeur des services techniques me presse de multiplier les places de stationnement automobile. Au centre Ouest du faubourg, toujours au pied du Mont Chabot, une fabrique de pipes pourrait être réhabilitée à terme, ce qui permettrait la création d’un parking de 23 places sur deux paliers remblayés. Le bâtiment en pierre, exposé au Sud, anciennement affecté à des logements mérite d’être gardé car il délimite une ruelle typique qui participe de l’image du faubourg.

Espace N°5 : Un parcours piétonnier en balcon sur la Bienne devait permettre aux touristes comme aux habitants du Faubourg de passer de la place des Serves à la place du Bief d’où partira la passerelle, puis d ‘aller jusqu’au pont reliant le faubourg à la ville haute et, ultérieurement, au delà, vers l’hôpital situé à l’extrémité Nord du Faubourg. A mon avis ce parcours en balcon sur la rivière, avec des vues à la fois sur la ville haute et sur le mont Bayard, aurait apporté une plus value au Faubourg ; Il serait le principal fil conducteur de la restructuration des anciennes friches industrielles qui bordent la Bienne. Le Directeur des Services techniques ne partageait manifestement pas ce point de vue. Le parcours sur berges ne figurait donc pas au programme.

Espace N°6 : Une parcelle le long de la rue du Faubourg Marcel se libère; Elle est immédiatement réquisitionnée par la mairie pour en faire un parking de vingt places .Je propose la construction d’un petit bâtiment faisant porche pour assurer la continuité bâtie de la rue du Faubourg, ce qui s’avère « irréaliste »: Qui construira là ? La dent creuse dédiée à l’automobile paraît inéluctable… Sous couvert de revaloriser le faubourg ne cherche-t-on pas avant tout à en récupérer les friches au bénéfice du stationnement automobile. L’objectif de la mairie n’était-il pas principalement de diminuer la pression automobile du centre de la ville haute ? Mon pressentiment se confirme : le Faubourg ne servirait que de cour de service à la ville haute.

Espace N°7 : la Mairie envisage la démolition de la principale friche industrielle ayant façade sur la rivière, « la société de l’emboutissage jurassien ». Du bâtiment principal situé le long de la Bienne, on ne garderait que la dalle de rez-de-chaussée portée par des piliers partant des berges, à 2,5 mètres en dessous. Je propose de sauvegarder l’enveloppe élégamment vitrée de ce bâtiment principal, d’en casser les dalles d’étage de façon à dégager la grande halle métallique capable d’ abriter un marché. Ce marché ouvrirait sur la placette du bief, là où arrivera la passerelle.

Espace N°8: Vers le pont du faubourg Marcel la démolition de quelques bâtiments délabrés en bordure de rivière permettrait de dégager la vue des immeubles implantés le long de la rue du faubourg. Moyennant un léger remembrement des parcelles, une trentaine de places de stationnement pourraient être créées. En balcon au dessus de la rivière le parcours piétonnier venu de la place des Serves pourrait se poursuivre jusqu’au confluent avec le Tacon.

Le stationnement automobile était et reste une préoccupation majeure des petites villes situées en milieu rural. A Saint Claude la configuration montagneuse du site rend le problème encore plus aigüe. Etant donné la dispersion des extensions péri-urbaines à flanc de montagne, l’usage de la voiture individuelle semble inévitable pour le moindre déplacement au quotidien. Tout projet de revalorisation des espaces publics d’un quartier butte sur cette nécessité de concéder une place sans cesse accrue à la voiture individuelle. Le faubourg Marcel allait-il survivre à l’automobile ?

Des hauts et des bas

En 1999 je suis convoqué à une réunion de travail sur le terrain avec des représentants de la nouvelle municipalité et de la société de « l’emboutissage jurassien ». L’intention de la Mairie est d ‘aménager dans une partie de l’immeuble, côté rue, des chambres pour étudiants. Les élus présents me demandent de faire un relevé des lieux et d’évaluer leur capacité à accueillir un certain nombre de chambres d’étudiants à définir. L’industriel lui, se soucie de vendre ses locaux à la ville mais reste évasif sur les délais et le montant de la vente. Les jours passent ; Je ne reçois aucune lettre de commande de la municipalité concernée par le Faubourg du bas. Deux ou trois mois après cette municipalité cède la place à une nouvelle municipalité qui représente le haut.

En Mai 2000 je reçois une lettre du Directeur des Services Techniques : « …La municipalité a évoqué la nécessité d’entreprendre des travaux de voirie au Faubourg Marcel en 2001…. L’assemblée municipale s’est interrogée sur le devenir de la friche industrielle dite de « L’emboutissage Jurassien » (située dans le faubourg Marcel, sur la rive gauche de la Bienne). Aujourd’hui son propriétaire cherche une issue ; Une évaluation a été demandée au service des Domaines, à toutes fins utiles. Quelques éléments de programmes sont avancés au sujet de cet îlot. Ils correspondent à des besoins recensés : une résidence pour personnes âgées, quatre cents mètres carrés de locaux tertiaires et quelques petits logements pour des jeunes en mal d’insertion ou étudiants. En appui des travaux routiers la Municipalité souhaite disposer d’un document programme pour la restructuration de cet immeuble qui tienne également compte du projet de passerelle. Si vous souhaitez apporter votre concours … »

De guerre lasse

A l’aube du nouveau millénaire je n’avais plus aucune envie de repartir pour une nouvelle série de hauts et de bas…Depuis 1995 je me concentrais sur la formation continue que j’avais mise en place à l’école d’architecture de Paris la Villette. Mes « Voyages dans l’Europe des villes durables » que j’organisais alors, me motivaient plus que les aléas de la voirie de St Claude.

Au fil des voyages jurassiens, je m’étais pourtant attaché à cette petite ville de montagne au passé industrieux, dotée d’un demi millier de petites industries de la pipe en bruyère. Elle contrastait avec la plaine d’Oyonnax transformée en zone industrielle extensive nimbée d’émanations chimiques. Comparée à l’anonymat de la capitale des matières plastiques qui se développait au rythme assourdissant des transports routiers, la carte à jouer pour Saint Claude était, à l’évidence celle du tourisme. Il lui fallait restaurer son patrimoine historique et industriel savamment accroché aux pentes des Monts Chabot et Bayard. Il lui fallait requalifier ses couloirs bio-diversitaires le long ses deux rivières et en développer d’autres afin de multiplier les relations entre les quartiers hauts et bas de la ville par des parcours piétonniers ponctués de vue sur ce site à la fois montagneux et urbain. Le faubourg une fois réhabilité pourrait être une composante importante de l’attractivité touristique de Saint Claude. Des parcours tissant des liens entre les deux rives de la Bienne devraient permettre à la ville du haut de trouver ses espaces de détente et de vie nocturne dans le faubourg du bas. Les saint claudiens allaient-ils continuer à utiliser le faubourg comme exutoire, sorte de basse fosse où s’accumulent parkings, activités polluantes et entrepôts ? Qu’attendait la ville de Saint Claude connue par la vitalité de ses milieux associatifs et son dynamisme coopératif caractéristique du Haut Jura, pour transférer son savoir faire industrieux et artisanal dans le secteur du tourisme en montagne et des nouvelles technologies ? Ce n’était évidemment pas à moi de répondre à cette question.

Calendrier d’un projet virtuel

1991 : Création du SIVU , syndicat intercommunal

premières réunions de travail avec Richard Quetel et le Docteur Fleuriel.

1992 Etude de l’Avant Projet Sommaire de l’unité de vie du Faubourg

Juillet1992 : remise du dossier «  Mieux vivre au quotidien »

Octobre 1992 : Remise du dossier de permis de construire au Foyer Jurassien

1994 Accord du Comité Régional de l’Organisation sanitaire et sociale pour la réalisation de quatre premières unités de vie en montagne

1996 : étude du schéma directeur d’aménagement du faubourg Marcel

Janvier 1997 : remise d’une proposition de 8 espaces d’intervention urbaine.

1997 Formation des maîtresses de maison et lancement de trois unités de vie à Septmoncel, Saint Claude et Molinges

Juillet 1999 : Réunion sur le site de « L’emboutissage Jurassien ».

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